Patzcuaro et ses environs

Les édifices “d’adobe” (terre) et de tuiles donnent un aspect singulier à Patzcuaro, en harmonie avec les places et les fontaines. L’hospitalité de ses habitants se conjugue avec une atmosphère magique qui invite à revenir plus d’une fois.

Patzcuaro c’est beaucoup plus que sa place principale…
Plazuela de San Francisco (Place Saint François)
El Sagrario
El Calvario (Le Calvaire)
Palacio de Huitziméngari (Palais de Huitziméngari)
Pila de San Miguel (Fontaine San Michel)
Museo de Artes e Industrias Populares (Musée des Arts et Industries Populaires)
El Hospitalito (Le Petit Hopital)
El Ex Convento de San Agustín y el mural de la conquista de Michoacán (L’ancien Couvent de Saint Augustin et le mural de la conquête du Michoacán)
La Basílica de Nuestra Señora de la Salud
La Iglesia del Humilladero (L’église de l’Humiliation)
Los miradores del Estribo chico y grande (Les miradors du grand et du petit Estribo)

A quelques kilomètres…
Ihuatzio, ses ruines situées dans un beau paysage et son artisanat de « chuspata » (roseau du lac).
Cuanajo, village d’artisans aves ses meubles de bois.
Capula, potiers dans l’âme et artistes de la céramique.
Tzintzuntzan, avec son marché de fibres naturelles tissées, la scultpure de la « cantera » (pierre de la région), son couvent et les « yacatas » (pyramides).
Santa Clara del Cobre, renommé pour son artisanat en cuivre, néanmoins peu de gens savent que le cuivre vient de la récupération. C’est de ce village que s’est inspiré le personnage de Pito Pérez dans le libre “La vida inútil de Pito Pérez” (La vie inutile de Pito Pérez).
El lago de Zirahuen……. (Le lac de Zirahuen)
Tocuaro, et ses masques allégoriques.

Calendrier des Fetes et Célébrations de Patzcuaro et de la zone lacustre…
Voir le Blog. 

Un peu d’Histoire…
L’ancienne capitale des purépechas à l’époque du Caltzontzin (roi) Tariácuri, Pátzcuaro ou “lieu des cúes” (temples indigènes) est un endroit magique et très particulier.  Depuis des temps immémoriaux ses habitants disent que c’est ici qu’était la porte du ciel par où descendaient et montaient les dieux.
De ce fait, grande partie du centre historique coloniale est construit sur la partie supérieure de la plateforme de ce qui fut un important centre ceremonial indigène, la basilique de la “Virgen de la Salud » (Vierge de la Santé), l’ancien collège San Nicolás et de nombreuses maisons et églises sont construites sur cette esplanade prehispanique et avec les pierres des « cues ».
Pátzcuaro se situe à 2174 mètres au dessus du niveau de la mer et près du lac qui porte son nom, la température moyenne annuelle est de 14 à 20oC, les journées sont ensoleillés et chaudes ; les nuits sont fraîches en été et modérément froides en hiver.
 

- On raconte que le roi Tariácuri avait coutume, par signe de respect, de laver les os des hommes et des femmes sacrifiés, dans l’eau d’une des nombreuses sources qui existaient à Patzcuaro. A partir de là, pendant la colonisation espagnole, est née la légende que dans cette source apparaissait le diable qui  effrayait les femmes qui allaient y chercher de l’eau, c’est ainsi que Vasco de Quiroga fit construire “ La Pila de San Miguel " (La Fontaine Saint Michel).

- Le fils du dernier roi purépecha Tanganxoan II, Don Antonio de Huitzimengari, léga sa maison aux communautés indigènes du lac de Patzcuaro. Dans le «Palacio de Huitzimengari” (Palais) sont actuellement exposés à la vente leur artisanat traditionnel et l’édifice continue de faire partie de leur patrimoine.

- Dans le “Museo de Artes e Industrias Populares” (Musée d’Arts et Industries Populaires) situé dans l’ ancien collège San Nicolás, premier établissement d’Etat  pour l’instruction des espagnols, métisses et indigènes, on peut apprécier entre autre, le sol construit avec une composition artistique d’os, de céramiques et de pierres volcaniques ; une cuisine traditionnelle du Michoacán ; une grande variété d’objets artisanaux qui font du Michoacán un des berceaux de l’artisanat mexicain.

- Actuellement il existe encore les fondations des pyramides ou cues que l’on peut voir au fond du patio de certaines maisons coloniales et à l’arrière du Musée d’Arts et Industries Populaires.

- L’histoire contemporaine affirme que Vasco de Quiroga, auditeur de la couronne espagnole et évêque du Michoacán, “enseigna” aux habitants de la région du lac de Patzcuaro à travailler l’artisanat, néanmoins avant même les Purépechas, les anciens habitants du lac qui se dédiaient à la pêche et à l’agriculture, étaient aussi des artisans et des potiers. Ensuite à l’arrivée des Purépechas, peuple migrant, surgit une nouvelle culture avec une architecture singulière et une grande dextérité dans le maniement des métaux, de la céramique et du commerce. ¡Les habitants de la région lacustre avaient donc une grande tradition artisanale bien avant l’époque coloniale!

- A Tzintzuntzan, à seulement  17 km de Patzcuaro, on peut visiter le patio de la belle église, avec ses oliviers séculaires dont la plantation et exploitation furent interdits par la couronne espagnole, afin d’éviter la concurrence avec l’Espagn  pendant l’époque coloniale.

- Patzcuaro fut la capitale de l’empire Purépécha à l’époque du “calzonsin” (roi) Tariacuri, à sa mort,  le royaume fut divisé en trois, dont les capitales respectives étaient Ihuatzio,  Tzintzuntzan et Patzcuaro.  Dans ces trois endroits on peut encore apprécier et visiter des vestiges de pyramides. En  1450 c’est Tzintzuntzan (Lieu des colibrís, en purépécha) qui accapare le pouvoir sous le règne de Tzitzipandácuare puis de Zuangua et finalement de Tanganxoan.

La conquête de l’empire purepécha par les espagnols commença avec l’incursion de Cristobal de Olid, un des capitaines de Hernán Cortes à Tzintzuntzan en 1522, ensuite les Purépechas appelés aussi les “Tarascos” par les envahisseurs souffrirent une repression sangunaire conduite par Nuño de Guzmán qui assassina le roi Tanganxoan II. Foto No 24 de Tanganxoan II.

C’est à l’arrivée au XVIème de don Vasco de Quiroga, Pátzcuaro retrouva son importance étant promue ville-capitale en 1544. A la mort de Don Vasco la capitale est transférée à Valladolid (Morelia) située à 45 km. Morelia reçoit son nom en mémoire à José María Teclo Morelos y Pavón.

A l’époque de l’Indépendance du Mexique meurt une héroine de cette geste: Gertrudis Bocanegra de Lazo de la Vega, ainsi que son mari et son fils, sa statue se dresse sur la “petite place” (plaza chica) ou place Gertrudis Bocanegra. 

Fille d’un riche et prospère commerçant espagnol, c’est  grâce à sa nounou purepecha, dont elle apprends la langue qu’elle prends conscience des injustices auxquelles sont soumis les indiens. Par l’intermédiaire d’un ami elle connut le curé Miguel Hidalgo, suite à quoi Gertrudis épousa la cause libertaire y dédia le reste de sa vie, jusqu’à ce qu’elle soit emprisonnée et fusillée le 10 de octobre de 1817.

 
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